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L'opéra du roi soleil
L'opéra du roi soleil
Editeur : Aparté
Référence : AP209

Prix : 18,00 € T.T.C
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Le Recueil

Présentation

Les fastes de Versailles reprennent vie dans ce programme opératique construit autour de la jeune soprano Katherine Watson et portés par le flûtiste et chef Alexis Kossenko, sous l’égide du Centre de musique baroque de Versailles.

Mêlant airs d’opéra et pièces instrumentales, ce florilège baroque met en avant les œuvres phares du règne du Roi Soleil, d’André Campra à Marin Marais, et redécouvre à l’occasion plusieurs ouvrages oubliés, à l’image de l’œuvre de Louis de Lully.

Il permet également d’entrevoir la prégnance dramatique des rôles de premières amoureuses, alors reines de la tragédie lyrique, desquelles Katherine Watson se révèle l’interprète idéale. Magnifiés par le velouté de son timbre et la clarté de jeu des Ambassadeurs, sous la direction du chef et flûtiste Alexis Kossenko, ces airs français explorent les tréfonds de l’âme humaine, souvent malmenée par des dieux cupides, tourmentée par les affres amoureuses, mais toujours empreinte de noblesse.

LARMES D’OPÉRAS

Le programme imaginé pour le premier récital de Katherine Watson au disque témoigne de l’art d’attendrir, à l’Opéra, aux XVIIe et XVIIIe siècles. Charmer, toucher, émouvoir, tel était l’emploi des héroïnes tendres et pathétiques de la tragédie lyrique et de l’opéra-ballet. Par sa voix, par son charisme, par sa physionomie même, Katherine Watson semble toute destinée à incarner ces rôles typiques de l’opéra baroque français… Tant mieux d’ailleurs, car c’est le répertoire qu’elle affectionne le plus et pour lequel elle est sollicitée, partout dans le monde, depuis plusieurs années. Ce projet discographique est donc un projet d’artiste ; mais c’est aussi un projet d’institution. Il a vu le jour sous les auspices du Centre de musique baroque de Versailles, soucieux de faire découvrir des répertoires rares, et d’encourager des interprétations historiquement informées, questionnant et renouvelant les pratiques instrumentales, vocales et théâtrales. Sous la baguette experte d’Alexis Kossenko, l’orchestre Les Ambassadeurs s’est plié à un respect scrupuleux des sources conservées et des témoignages du temps, dans le choix des instruments, des effectifs, des tempos, et jusque dans une tenue d’archet « à la française ».

Dès sa création en 1672, la troupe de l’Académie royale de musique se structure en catégories de chanteurs bien distinctes : pour les femmes, l’emploi le plus convoité – car le plus apprécié du public – est celui des rôles tendres ou rôles pathétiques. C’est celui des princesses, des nymphes et, en général, des « premières amoureuses ».

La fidélité, le courage, la résignation sont leurs principales vertus ; la sincérité et la fragilité en font des victimes toutes désignées. Les rôles tendres et pathétiques incarnent parfaitement le goût des larmes qui se développe, en France, au milieu du XVIIe siècle : sur la scène tragique et plus encore la scène lyrique, le plaisir de voir pleurer – et de pleurer en retour – devient presque une volupté coupable. Ce goût modèle en profondeur l’écriture théâtrale et lyrique. Les librettistes imaginent des héroïnes précipitées au sein de passions coupables ou contradictoires, de situations désespérées et de choix impossibles : qu’elles soient mélancoliques, élégiaques ou héroïques, les femmes pleurent à l’Opéra, et jusqu’aux caractères les plus élevés comme Armide, Médée ou Didon.

Pour remplir au mieux les rôles tendres et pathétiques, on exige des chanteuses une voix onctueuse ou pleine d’onction, selon les termes consacrés de l’époque. Est onctueux ce qui est « tendre ou suave », mais surtout « riche, abondant ou épais ». En termes pictural, l’onctuosité évoque « une certaine douceur de coloris, […], un choix de teintes grasses, bien fondues et mises en harmonie, dans des contours coulants, dans un dessein où il n’y a rien de trop fortement prononcé ». Une voix onctueuse sera donc épaisse, ronde, profonde, colorée, sensuelle : on la dira volontiers moelleuse, à la fois « pleine et douce ». Mais, au XVIIIe siècle, onctueux décrit aussi ce qui est « pathétique, pieux, plein d’onction, pénétrant », relevant d’une « éloquence touchante », d’un « mouvement pieux », d’une « piété entraînante », d’un « ton pénétrant » et d’un « tour pathétique » ou, plus généralement, de choses « qui touchent le coeur et portent à la dévotion ». Une voix onctueuse sera donc naturellement portée à la beauté tragique, au pathétique noble et au sublime théâtral.

Katherine WATSON, soprano

Les Ambassadeurs
Alexis KOSSENKO, direction

1. L. de Lully, Orphée (1690) : Ah ! que j'éprouve bien que l'amoureuse flamme...
2. M. Marais, Alcyone (1706) : Ouverture
3. M. Marais, Ariane et Bacchus (1696) : Croirai-je, juste ciel ! ce que je viens d'entendre ?
4. M. Marais, Ariane et Bacchus (1696) : Symphonie du sommeil
5. M. Marais, Ariane et Bacchus (1696) : Air pour les flûtes
6. A. Campra, Idoménée (1712, version de 1731) : Chaconne
7. J.-B. Lully, Acis et Galatée (1686) : Enfin, j'ai dissipé la crainte...
8. H. Desmarest, Circé (1694) : Sombres marais du Styx, Cocyte, Phlégéton...
9. H. Desmarest, Circé (1694) : Calmez votre violence...
10. J.-B. Lully, Psyché (1671) : Deh, piangete al pianto mio...
11. J.-B. Stuck, Air ajouté à Thétis et Pélée (1708) : Non sempre guerriero...
12. A. Campra, L'Europe galante (1697) : Mes yeux, ne pourrez-vous jamais...
13. A. Campra, Téléphe (1713) : Sarabande
14. A. Campra, Téléphe (1713) : Soleil, dans ta vaste carrière...
15. A. Campra, Téléphe (1713) : Charmant Père de l'harmonie...
16. M. Marais, Ariane et Bacchus (1696) : Rondeau
17. A. Campra, Téléphe (1713) : Quelle épaisse vapeur tout à coup m’environne ?
18. M. Marais, Alcyone (1706) : Marche pour les Matelots
19. A. Campra, Idoménée (1712) : Espoir des malheureux, plaisir de la vengeance…
20. M. Marais, Alcyone (1706) : Deuxième Air des Matelots
21. M. Pignolet de Montéclair, Les Fêtes de l'été (1716) : Mais, tout parle d’amour dans ce riant bocage !
22. A. Campra, Idoménée (1712, version de 1731) : Coulez, ruisseaux ; dans votre cours…
23. J.-B. Lully, Le Bourgeois gentilhomme (1670) : Marche pour la cérémonie des Turcs
24. J.-B. Stuck, Polydore (1720) : C’en est donc fait : le roi n’a plus de fils…

Durée total : 01:13:25



Généralités

Contenu
Introduction (langue) : français/English
Dépot légal : 10.2019


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